-
Sujet
-
Poème partagé par France – création poétique en ligne
[url=https://www.hostingpics.net/viewer.php?id=5593025JQOYCA6AQL5MCA6RBFSTCADVI727CAY9NYZ6CAM2DRCMCAGAHSK7CA30R64FCAQ1KG72CAUFGMOFCAYKMJR2CAKUJ1NACAQMMSCCCAZVJPH6CAKG9CIVCA1YFUKDCAH52VOKCA1P4D3FCAAX0FKK.jpg]
[/url]L’une d’elles s’appelait Marie
L’autre, c’était AnastasieMes deux grands-mères au front ridé
Usées par les maternitésPar le travail, par le chagrin
L’incertitude des lendemainsLes guerres et les maladies
Leur avaient pris plusieurs petitsPour elles, les longues robes noires
Bien présentes dans ma mémoireLes tabliers de satinette
Semés de mille pâquerettesEt puis les habits du dimanche
Boutons de nacre aux guimpes blanchesFine percale, blouses brodées
Organdi des beaux jours d’étéLes lourds chignons que l’on défait
En cascade sur l’oreillerPour elles aussi, lors des veillées
Les doigts jamais inoccupésLes petits points qui s’envolaient
Sur la dentelle de CalaisRudes hivers, en bas de laine
Femmes du Nord, dures à la peineSous l’air malicieux et les chants
Qui berçaient leurs petits-enfantsAffleuraient les deux jeunes filles
Dont je crois voir les yeux qui brillentL’une d’elles s’appelait Marie
L’autre, c’était Anastasie..[url=https://www.hostingpics.net/viewer.php?id=288913348991lavandiere221.jpg]
[/url]
Ouvrez l'oreille, chaque mot poss?de un coeur qui bouge. (Nimier)
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.
