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Poème partagé par AlexPrudman – création poétique en ligne
Le temps ternit les annales. Il griffonne
L’histoire du monde limitant.
Comme une volute de fumée, l’avril fond
Dans le bûcher de ce printemps.Ne pas modifier. L’essence est une perte.
La routine – stricte. L’essai – tabou.
Le lendemain se prépare à l’alerte,
Il a peur d’aller jusqu’au bout.C’est vraiment l’impasse. Où est la vie digne ?
Où est la sortie inconnue ?
On met les âmes en gage pour quelques lignes.
Mais le rachat sera menu.Qui somme-nous ? Des miettes aléatoires
Qu’a apportées le vent cosmique ?
L’éternité ce n’est qu’un comptoir
Qui divise la vie par le SMIC.Le monde est limité. Délai. Quartier.
Loi. Salaire. Surface carré.
Mais l’âme est un truc indivis, entier.
L’innocence dans une coque tarée.Tout est foncé, sourd, comme dans un caveau
Où le temps devient fainéant.
Le bûcher printanier brûle les cerveaux,
Car le monde plonge dans le néant.
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