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Sujet
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Même si je vivais
Même si je vivais jusqu’à la fin des temps
J’ai le coeur trop petit pour un pays si grand.
Sur la montagne au loin où murmure le vent
Quand je grimpe là-haut sur les routes du temps
A travers les rochers, les schistes des chemins
J’ai l’esprit trop étroit pour aller aussi loin.Même si je vivais jusqu’à la fin des temps
J’ai le coeur trop petit, pour un amour si grand.Là bas dans le valat où se cache la paix,
Le silence et l’amour, enterrés à jamais,
L’eau claire a consolé tes souvenirs chagrins
Et ton coeur trop étroit pour aller aussi loin.Même si je vivais jusqu’à la fin des temps
J’ai le coeur trop petit, pour un pays si grand.Pauvres clèdes blotties au flanc du serre obscur
Qui veillent les vieux mas écroulés sous leurs murs
Aux effluves gonflés de souvenirs vivaces
Et mon coeur trop étroit n’a pas assez de place.Même si je vivais jusqu’à la fin des temps
J’ai le coeur trop petit, pour un amour si grand.Dans les soirées d’été ou les nuits de l’hiver,
Quand le serre endormi veille un beau matin clair
Quand la lune s’enfuit aux brises du matin
J’ai l’esprit trop petit pour monter aussi loin.Même si je vivais jusqu’à la fin des temps
J’ai le coeur trop petit, pour un amour si grand.Même quand elle dort sous sa gangue de neige
La Cévenne me berce avec de doux arpèges
Comme un enfant perdu qu’elle tient par la main
J’ai le coeur trop étroit pour partir aussi loin.Même si je vivais jusqu’à la fin des temps
J’ai le coeur trop petit, pour un pays si grand.
Même si je vivais jusqu’à la fin des temps
J’ai le coeur trop petit, pour un amour si grand.18/12/2014
Avec mes amitiesAlain
Pour voir mon site : Mes vers a moi
""Les tambours de la solitude eveillent, aux frontieres de l'exil, l'Eternite qui baille sur les sables."""
(Saint John Perse)
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