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Poème partagé par Merdesiles – création poétique en ligne
M’sieur Luxure et M’sieur médisant
Se sont connu dans une association
Soit disant pour se perfectionner en écriture
Ils avaient ensemble rêver de passer un jour à la Télé
M’sieur Luxure ne ressemblait plus à rien
Mais avait il été vraiment un Don Juan ?
Avec sa tête grasse , on s’en douterait de toutes façons
Son ventre mou , sa laideur ?
Il faisait surtout travailler son imagination
Le vice semblait gouverner sa vie
Sous toutes les coutures les femmes
Il les avait imaginé , apprit par cœur
Il se disait pour moi toutes des salopes
Des salopes
Je n’ai plus rien a apprendre sur elles
Mon vieux cœur cette fois n’y tiendrait pas
Si je faisais sérieusement le tour de la question
M’sieur Médisant l’écoutait sans broncher
Au fond il l’enviait un peu
Tant de merveilles que lui n’avait pas su découvrir
Il regrettait n’avoir eu une vie d’aventure
Sa vie n’était pas trépignante
Il avait aimer une fois
Elle avait claquer dans ses bras
Alors pour passer son temps et par jalousie sans doute du bonheur des autres
Il épiait ses voisins
Les inventant de noirs desseins
Des passés troubles
Attisait commérages et gonflait les rumeurs
Avant de ruminer devant ses pommes de terre
En vrai ces deux messieurs un peu paumés
Se retrouvaient pour mal parler
Epiant leurs voisins
Lorgnant jambes et seins
S’inventant des histoires à dormir debout
La célébrité cela ne s’acquiert pas en restant chez vous
Faut être partout
Dehors , dedans , devant , derrière
Etre concerné par toutes les affaires
La vie passait devant eux
Les culs bien assis sur le banc vermoulu
Les marques de leurs fesses sur le vieux bois
Une signature de leurs paresses
De leurs inactions , d’une vie passé sans action
Seules leurs langues agiles , leurs doigts habiles savaient
De l’amour tout les secrets
Des femmes tout ce qu’il y avait à apprendre
Des vieux compères qu’avaient fait la guerre
Avec leurs lacets
Ils avaient vu des tempêtes dans un verre d’Izarra
Enfin M’sieur Luxure et M’sieur Médisant
Se donnaient la main pour s’aider à se relever
Quand sonnait l’heure de la faim
Ils reviendraient demain pour médire de certains
Ô les belles figures !
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