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Sujet
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L’éphémère clair de lune juste le temps d’une illusion
Moi sustenteur d’infinis dans les eaux dormantes
De ton allaitement
Terre imaginée la minute inopinante
D’un mirage délité
Le sourire comme grain de sablier
Alors j’invente et je m’invente
Dans l’alacrité de la poussière
L’éclair dissous du soleil
Le tremblement impétueux d’un regard.
La lune qui redevient poussière
L’eau froide au ralliement des blés
Les étoiles qui mordent le désert
Les filles des dunes sur fond d’opale
L’histoire qu’on se raconte
Après s’être aimés
lentement le panier de nos chimères.
Le matin qui dure la terre qui tressaillit
Le ventre qui rythme l’insomnie
qui étale la préfiguration du non-souffle
et le rire emblématique.
Et cette main jamais atteinte
et la voix engagée dans l’étau des tempêtes
L’embrun qui détériore la mer
qui effeuille l’heure où l’absence se rêve
Une intrusion de sargasses.
La forme ramifiée de l’Arbre à la chute du soleil
La surface de l’eau qui libère les buées
L’épure jamais saisie
Le bois carapacé de toutes les alluvions
Quel alambic nous défie avant l’âtre
de nos moiteurs ?
Quel feu envenime la moisson volatile?
Quel griffon s’égare
dans la pulpe de nos pupilles ?
Attends-moi haine et amour ravis
tout rêve me force à dire
Attends-moi
quand le soir s’inverse
quand la foudre se nidifie
la minute aux mandibules
à la traînée de nos pas à l’heure essoufflée
De nos retours
Attends-moi.
Toi mon lierre des colombes pleins les mains et chant ivre des cigales
Toi tapie dans l’ombre à l’entraînement de toute initiation
Toi qui brasses mon lit d’étreintes, ma pauvreté à la dérive
l’aboiement de notre double infortune
Est-ce abysse ou résurgence ce printemps de cire
Cette caresse d’ailleurs, ce brouillard qui dilue
mon appel je n’oublie pas ton nom
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