-
Sujet
-
Poème partagé par lagaudiere – création poétique en ligne
Fumant une cigarette au soleil,
On me demande souvent en ville,
Pourquoi je parais si tranquille,
Alors que j’ai perdu le sommeil
Depuis ces deux ans de caresses,
Avec Marie, ma jolie maîtresse.Donne-moi tes lèvres, Marie,
Et si les nuits qui m’ont réjoui,
Ont asséché leur corail luisant,
Imprègne-les encore de ton haleine
Et livre-moi, ma belle souveraine,
Au fruit de tes lèvres rouge sang.Je te murmure… en tête à tête,
Que ma machine se tient prête,
La tienne ne me veut plus, mais,
Aucun devin ne peut prédire
Que tu ne reviendras jamais,
Dans mes bras goûter au plaisir.Ta seule présence me brûle, Marie,
Sais-tu s’il reste du Champagne,
Ou bien, de ce cava d’Espagne ?
Allons donc voir s’il en reste encore.
Et revivons comme hier, ces folies,
Qui font se tendre nos corps…Les gens disent que tu me hantes,
Que je n’ai plus rien dans le ventre,
Et que mon âme est vide à faire peur.
Je crois, s’ils s’en donnaient la peine,
Qu’ils m’exileraient à Sainte-Hélène,
Afin d’assassiner mon pauvre cœur.Je refuse tout exil, n’en déplaise à Dieu
Et si comme un arbre calciné par le feu,
Je dois une nuit, un jour, finir en cendre,
Alors, Marie, il ne faut pas trop attendre
Puisque c’est par toi seule que j’expire,
Ouvre ta robe, offre-moi mon avenir,
Laisse-moi me consumer à ton brasier,
Et mourir en te couvrant de baisers !
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.