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Poème partagé par Parceval – création poétique en ligne
P & P
Comme jazz et java, peinture et poésie
Ne sont que les visages d’une même passion.
L’espace d’expression, une mégalopole
Tisse quartiers multiples et singularités
Où naturellement, comme si allant de soi
Pour un point évoqué, le contrepoint s’accole
Visitons les contrées de la figuration
A l’orgie des couleurs répondent rimes riches
Surréalisme oblige à jouer de la lyre
Et grande exaltation engendre l’envolée
Osons les paysages : c’est ode à la nature
De la morte nature, fleurs et fruits exposés
Le quatrain légitime loue toutes les saveurs
Et les rudes marines, périls des océans
Appellent dans l’écume les stances d’un Byron
L’approche symboliste, le flamboyant gothique
De Poussin et Muncha force l’évocation.
Ah, Hugo, légende séculaire !
Et que dire des nus, que dire du portrait
C’est ode à Vénus, et le miroir de l’âme.
L’œuvre bientôt s’épure, ne traite qu’essentiel
Illustration idoine se décline en vers libres
Privilégiant le rythme et la sonorité
S’il nous fallait quitter toute figuration
Entrer dans l’art abstrait
Détruire toute ligne, déstructurer couleur
Des rimes vagabondes
Peuplées de mots abscons, dissonent en répons
Avec limite ultime
La grande toile blanche en face du silenceJe crois avoir compris, ô ma belle lectrice
Qu’il faut arrêter là mes élucubrations
Doucher mon enthousiasme, éteindre les lampions
Car ton œil sans détour, me dit que je te rase…—————————————————————
Extrait de mon recueil « Intimerrances » disponible sur Lulu.com/fr
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