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Poème partagé par coburit – création poétique en ligne
C’est à minuit que les canons ont tonné
Que des lueurs effrayantes sur l’horizon
Ont illuminé la campagne de leurs clartés
Terrorisant le cœur du jeune garçon.Ils étaient beaux dans leurs uniformes horizons
Les Marsouins, les Spahis, les Lignards
Défilant dans Charleville au son du clairon
Brandissant fiers leurs étendards .Puis maisons après maisons devant la marée
Des Prussiens qui avancent inexorablement,
Les Français résistent vaillamment ,
Sacrifiant leurs vies , leurs libertés.Arrive un matin où le silence gagne la campagne
Les bottes des Prussiens se dirigent vers Paris,
Dans les rues sortent les enfants et les femmes
Tous ont perdu dans la bataille un ami, un mari.Il quitte sa maison, remonte le canal
Charleville n’est plus qu’un point à l’horizon
Seul le clocher lui sert de fanal
Pour retrouver le chemin de sa maison.Il n’entend plus le chant des oiseaux,
Les rires des soldats, le clairon joyeux
Il va vers la rivière en suivant un ruisseau
Titubant dans la campagne comme un vieux.Les coquelicots en taches de sang s’éparpillent
Il aperçoit le jeune soldat immobile ,
Son cœur se serre devant le jeune dormeur
Il quitte le val , le silence du malheur.Le dormeur du val sera son grand poème
Dans les salles de classes les élèves réciteront
Les vers magiques du jeune garçon
Devant la photo d’un jeune homme bohême.
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