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Soirée d’automne (doubles acrostiches inverses)

  • Ce sujet contient 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par Avatar photodaniel46, le 22-10-2007 13:00.
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  • #2602260
    Plume de diamant
    ★★★★★★
    Avatar photodaniel46
    Membre Oasis
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      Sur les bords de l’étang, dans les soirées d’automnE,
      Odorantes fougères se teintent de bruN,
      Irradiantes couleurs de feuille en intériM,
      Rougie par le chagrin, frissonnant en échO,
      Emportée par le vent qui vint et la cueilliT,
      En pleurant sur un amour trop tôt disparU.
      D’autant qu’il a duré se finit, le galA
      Avec le vent trop froid ne soufflant plus du suD,
      Une saison finit, laisse place à une autrE
      Tout s’endort doucement et l’hiver se préparE.
      Où sont donc repartis les oiseaux pour nicheR ?
      Moi j’aurais bien voulu voler comme eux aussI
      Ne plus jamais revoir ce ciel dolorosO
      Et au soleil si doux, rêver à l’OasiS.

      Le 2 octobre 2007

      « Soirée d’automne », un texte en prose de Chateaubriand, est la première dictée faite et la première poésie que j’ai apprise en entrant en CM2, en 1956. Elle m’a énormément frappé et n’a pas été étrangère à une vocation pour la rédaction qui m’a conduit ensuite, 33 ans plus tard, à la poésie. Je dédie ce petit poème à mon instituteur de l’époque, Mr Malot, qui nous a si bien préparé au concours d’entrée en sixième. Mais ce qu’il nous a fait travailler !!!! Je n’ai jamais eu à le regretter.

      Le texte de Chateaubriand
      Le soir je m’embarquais sur l’étang, conduisant seul mon bateau au milieu des joncs et des larges feuilles flottantes du nénuphar. Là, se réunissaient les hirondelles prêtes à quitter nos climats. Je ne perdais pas un seul de leurs gazouillis : Tavernier enfant était moins attentif au récit d’un voyageur. Elles se jouaient sur l’eau au tomber du soleil, poursuivaient les insectes, s’élançaient ensemble dans les airs, comme pour éprouver leurs ailes, se rabattaient à la surface du lac, puis se venaient suspendre aux roseaux que leur poids courbait à peine, et qu’elles remplissaient de leur ramage confus.
      (extrait des Mémoires d’Outre Tombe)

      Science sans conscience n'est que ruine de l'?me (Rabelais)
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