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Et tous ces sentiments qui encore dégoulinent
Les beaux bien sûr vraiment, ceux qui comme vermines
Nous rongent chaque moment, intimant nos routines
Et brandis en menaces par l’élite chafouine.Allumons nos radios dégorgeant d’éplorés
Chaque instant détaillé comme des suppliciés
Pour que nos cœurs débordent, noyés par la mélasse
Nous rendant impuissants à bouger nos carcasses.Si un homme au grand teint, cravaté en dandin
A notre humanité, en appelle mesquin
C’est bien qu’il appartient à la classe des maîtres
Qui usent des sentiments mais sans se compromettre.Sur l’écran sans envie avec nos vies qu’il prêche
Et puis force pitié pour nos frères en souffrance,
Voyons, mais voyons donc combien la larme est sèche,
La lèvre menteuse qui toujours manigance.Je hais la bonté d’âme standardisée et nette,
Le pleur à chaque instant, impérativement
Demandé à chacun comme faux sentiment :
Il compte sur nos larmes comme il conte sornettes.Mais il a tout prévu, alors il va vous dire :
« égoïste, asocial » en verbeuses menaces
Et ainsi vous donnant en pâture à la masse
Formatée à leurs vœux, balisée par des sbires.Quand ainsi désignés comme boucs émissaires
En nous si fatigués la flamme à minima
Tous les bons sentiments comme de bons soldats
En légions simulant une ire populaire.Mais j’ai dedans le cœur la tendresse infinie
Et des larmes aussi en bouquets fins tressés
Toute cette douceur qui imprègne ma vie
Quand dans tes bras ouverts tu me tiens fort pressé.
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