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Sujet
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[center]Un deux vivant
Poème
La peau trace dans l’air un deux lent et vivant,
Comme un signe ancien que murmure le temps,
Ce n’est pas la rupture en forme de détour,
Mais l’écho d’un lien qui respire toujours.Elle reste reliée malgré son abandon,
À la source profonde où naît chaque frisson,
Comme un fil obstiné, discret et maternel,
Qui relie l’être au monde en un geste éternel.Car rien ne rompt vraiment dans ce doux va-et-vient,
Tout devient souvenir d’un premier lien humain,
Et dans ce deux fragile, à peine dessiné,
Vit le cœur originel… qui n’a jamais quitté.[/center][center][/center][center]Copyright©2026 Charef Berkani [/center]
Prose poétique
La peau ne tombe pas au hasard.
Elle s’écrit.Elle trace dans l’air un chiffre ancien,un deux fragile et obstiné, comme la preuve qu’aucune naissance ne se fait seule.
Car même en se détachant, elle reste liée, à cette matrice gorgée de lumière, à ce cœur humide qui palpite encore d’un jus presque originel.
Rien ne rompt vraiment.
Tout se transforme en distance habitée,en fil invisible entre ce que l’on quitte
et ce qui continue de nous nourrir.Et dans cette forme suspendue, il y a comme un rappel discret : nous ne sommes jamais un, sans avoir été deux.
Copyright©2026 Charef Berkani
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