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Sujet
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« Ame pieuse! J’aimerais te dire:pense à moi
quand tu passeras devant ma tombe »
(« Hypérion » de Hölderlin ).Puissamment enchâssé en la terre inféconde
D’une stèle marqué sur cette lande immonde
Un granite grossier aux lisières des mondes
Bien à l’ombre caché, qui me servait de tombe.J’ai vu les gens venir aux montures de brume
Outrageant l’avenir d’une ironie posthume,
Et les janissaires et leurs froides parures
Quand d’un levier expert, brisèrent les ferrures.Et la croix frissonna sous la clarté jetée
Entrailles du cercueil qu’ainsi ils profanaient
Ignorant sans émoi une foi rejetée
Depuis de bien longs deuils comme mauvaise ivraie.………………….
Du fond de ces limbes où mourir se vit
Vivre dépris d’envie est une vie facile
Et la mort est alors une bien belle idylle
Sous le couvercle clos où la vie se replie.
………………….La botte rageuse réveillant les esprits
Tenaillant la gorge du cadavre blâmé
Dans les chairs fangeuses extirpant la folie
Forçant la dégorge des âmes malfamées.Le carnage des morts au silence forcés
Plus une âme ne geint dans l’au-dela éteint.
Les vils nécrophores ont décimé Caïn
Ouvrant aux philistins les voies de la curée.
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