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Sujet
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Le vent tumulte ses bourrasques dans le soir attentif et lent ;
quelques oiseaux de nuit fantasques invectivent le cours du temps.
Dans la chambre toute ennuitée où mes mots sont devenus rares
auprès du corps de mon aimée ce sont de doux papiers épars.
Dans le courant des vents en cours et le compté des heures qui courent
derrière ses paupières velours elle me conte nos parcours
cette femme venue ce soir poser son sac et puis sa vie
et le creusé d’un cheveux noir sur l’oreiller des poésies.De sa main comme abandonnée un livre s’en est échappé;
c’est d’un auteur très oriental dont les vers sentent le santal
que je viens goûter sur ses lèvres cette saveur désorientée
ces mots suscitant d’autres fièvres en abandon sentimental.Quand elle allume son regard d’une pensée presqu’effacée
pour que j’y lisse le tramé d’un vieux musée dans ce passé
où nous cherchions dans les peintures à mélanger tous nos plaisirs
avant qu’au creux de ses tentures nous n’échangeâmes aussi nos rires.
Avant que de nous retrouver toutes ces routes cheminées
ce sont livres parcheminés aux titres tous enluminés
comme se lisent dans les bourgs les noms de tant de rues courues
où nous cheminions en amour en évoquant des douceurs vues.Dans le froissé de sa vêture et le bruissé glissé des voix
nous voilà comme désormais dans le partage et dans le dire
écrits à même draps de vie qui se déploient quand on se noie
dans le livre de nos destins que nous consignons à ravir.
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