-
Sujet
-
Poème partagé par Selenia – création poétique en ligne
WAY WEST
Quand la terre n’aura plus aucun secret pour eux
Ils iront conquérir dans les cieux
Ces eldorados ces immensités
Dont nous font rêver les aventuriers
Charles Aznavour—–
Rafales de poussière
Sous les cieux vastes et blafards
Vers quels lointains quelles frontières
Marcherez-vous les yeux hagards …Le vent se lève au ras du sol
La terre est devant vous
Les yeux déjà perdus dans l’étendue
Vous sellez vos chevaux et attelez vos bœufsVoici que dans la plaine montent
Les émulsions légères de poussière blonde
Voici que dans vos cœurs
Étranges voyageurs
Intolérable et sourde
Une passion va naîtreVers quels lointains quelles frontières
Le savez-vous pourtant
En quelle vallée quelle clairière
Habitent vos rêves latentsVous passez les torrents les montagnes
Vous souffrez les forêts les déserts
Vos bêtes sont tombées et vous tombez aussi
Sans savoir que demain
Vous ne marcherez plus
Car combien parmi vous
Sur la piste incertaine
Ne trouvent pas la mort
Qui peut seule apaiserParmi les roches jaunes
Ou au bord de grands lacs
Vous bâtissez des villes blanches
En rêvant au futur
Mais d’autres parmi vous
Ont repris par la bride
Leurs chevaux aux yeux las
Hébétés et soumisVers quels lointains quelles frontières
Repartez-vous toujours
Pourquoi nous tous sur cette terre
Marchons-nous donc toujoursLe vent vous frappe en plein visage
Tout un passé se traîne derrière vous
Vos yeux sont gris de la grisaille des souvenirs
Ils sont verts du mystère de rêves à venirEt vos chevaux aussi sont gris
Habillés de poussière
Et lourds de lassitude
Leur pas est hésitant
Enfin la joie vous brise et vous ravage
Quand devant vous paraît
L’incroyable rivageVers quels lointains quelles frontières
Avez-vous donc marché
Pour retrouver un autre sol un autre ciel
Une autre mer
Dans ce pays inexploréVous aviez pris la route
Avec autant d’idées diverses
Où bouillonnaient des mots de liberté
Et vous voici au bout de votre course
Dans ce pays nouveau dont vous aviez rêvéVous avez reculé
Vos frontières lointaines
Jusqu’à ce que les vagues
Se trouvent à vos pieds
Quel homme au bout de sa route incertaine
Ne trouve pas la mer pour enfin l’arrêterEt votre souvenir demeure
Dans nos cœurs
Vos noms bien qu’inconnus
Ont couru sur nos lèvres
Votre marche patiente
Oh nobles voyageurs
A un goût de légende
Et l’élan d’une fièvreVers quels lointains quelles frontières
Marchiez-vous tous les yeux hagards
Oh qu’il y ait encor toujours
Pour chaque homme en ce monde
De nouvelles frontières
Pour attirer ses fiers regardsDépôt SCAM
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.

