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Sujet
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Solitude des plages désertes
Traversées de vent âpre de novembre
D’odeurs d’algues noires
Et de varech …
Le rythme des vagues énervées
Berce le cri d’un goëland !
Je suis là,
A comtempler la baie
Enserrée de landes attristées
Où tout est silence ;
J’aime cette paix
Qui m’entoure,
Jusqu’à me fondre au vertige !
Il me suffit
D’écouter le vacarme soudain
des mouettes
pour m’éloigner du doute,
des encombrantes habitudes,
De l’incessant tic-tac de l’horloge…
Le vent seul m’adresse la parole,
J’inventerai des mots
Rien que pour lui,
Souffle pénétrant à la porte de l’hiver !
tandis que tombe la pluie,
ma pensée s’éxerce entre deux nuages :
Entre Eole et moi
S’instaure un doux langage,
Il m’ennivre,
Il rend vivants les arbres dénudés…
J’entends en même temps la vague
Qui se révolte et grésille sur les galets
De la baie…
Le pays haguard a tout dit
de son automne !kimi-ann
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