Oasis des Artistes. Le plus beau site de poésie

Oasis des artistes: Poésie en ligne, Concours de poèmes en ligne – membres !

Mains d’argent

  • Ce sujet contient 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par Avatar photodarmonel, le 27-07-2011 15:28.
  • Créateur
    Sujet
  • #2614706
    Plume d'or
    ★★★★☆☆
    Avatar photodarmonel
      • Sujet: 447
      • Réponses: 869

      Poème partagé par darmonel – création poétique en ligne

      Ainsi que les étoiles s’illuminent en chœur
      Sous un blanc diaphragme s’éveil la présence
      D’un instrument de bois, si brillant aux lueurs
      Qu’il déforce le chahut comme d’une évidence

      Par mille coudes dressant le buste des personnes
      Du parterre aux balcons on entend le bois geindre :
      Sa marche dans l’ombre sur les planches résonne
      Sur costume noir, sa face d’ange vient sans craindre

      Du visage rond aux joues creuses, un sourire
      Tranche sa peau terne d’un croissant étincelant
      Qu’il laisse aux pénombres doucement investir
      Sa tête basse, alourdie ,d’un salut complaisant

      Quand, des acclamations bruyantes s’atténuent :
      En guettant du regard ces âmes, à reculons
      Il écarte les bras, de son corps bien vêtu
      Le torse se redresse au rythme des talons

      Qu’assit, de ses dix doigts sur la bête au corps noir
      D’ou sonne un arsenal de notes en mélopées
      Ils dansent sur l’émail des dents hors des mâchoires
      Des blanches et des carries, vont d’esprits parfumer

      Des anges séjournant aux dessus du claveau
      Revivent un envol sous la valse des doigts frêles
      Par ces crochets charnus, les cordes du piano
      Amorcent un air divin aux courts battements d’ailes .

      Des moustaches frisées se lissent des frissons
      L’animal vibrant fort, que des bouches ont pour langues
      Des cravates pendues aux visages rubiconds
      Qui pour vagues de liesses, sont des cordes qui tanguent

      Bénies par la lumière ses partitions salubres
      Qu’il masque dans l’éclipse d’un morceaux indigeste :
      L’ironie d’un auteur qui s’attache au lugubre
      En donnant aux étoiles un éclat peu funeste

      Les spectatrices charmées, des douces mélodies
      Inhalent encore l’entrain des notes inaugurales
      Le temps est à l’arrêt comme le sang s’atrophie
      En silence par respect au bijoux musical

      Des carrés blancs en soie s’humidifient alors
      Des perles déroulantes, des jeunes filles amorphes
      Ont trouvé dans son jeu l’amour en réconfort
      Et célèbrent désormais, l’artiste métamorphe

      Le c?t? sombre fait partie de moi, m?me si je d?cide de le fuir. BM
    • Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.