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Sujet
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Le dictateur !
Comme tout le monde, il est né !
Une tête, deux mains et deux pieds
Comme nous tous, il avait !
Un gros nez peut-être fait la différence
Entre lui et ses camarades d’enfance
Avec qui il a toujours joué
Au ballon dans les rues de la cité !
En grandissant, apparaissent les intérêts
Qui, certaines personnes, changeaient !
Il commence à rêver, à planifier
Et par la ruse, son avenir, il assurait !
Ainsi, le futur dictateur est né !
Des sales besognes, il s’occupait
Pourvu qu’il soit récompensé
Par ses supérieurs qui sont satisfaits !
Aucune restriction il ne connaissait !
Comme un chien, son maître, il servait !
Enfin, au premier poste, il parvenait :
Président du pays et général de l’armée !
Le vrai sale boulot commençait !
Une belle coiffeuse rusée, il épousait
Espérant qu’un garçon, elle lui donnait !
Une vieille connaissance des nuits de folie.
À elle et à son honorable famille, il s’associe
Et la vraie musique, pour le peuple, commençait !
Le sept Novembre devient une mémorable journée
Et la coiffeuse, première dame, devenait !
Ses frères et sœurs, bourgeois, se classaient !
Affamés, avides de pouvoirs, ils s’élançaient
À toute vitesse dans la nouvelle société.
Comme des criquets, tout mangeaient
En voleurs et bandits, tout prenaient
Même les morts ne seront pas épargnés !
Le jour de l’enterrement de la mère décédée,
Le cimetière d’El Jallèze, ils fermaient
Et plusieurs morts seront refusés !
Le lendemain, ils seront enterrés !
Même morts, ils ne seront en égalité
Avec le peuple qui commence à bouger !
Un proverbe de nos ancêtres disait :
« Un mort peut-il protestait
Devant celui qui le préparait ? »
Il peut disposer de lui comme il voulait,
Inerte, entre ses mains, il restait.
Le peuple devait, d’eux, tout accepter !
La patience a des limites à ne pas dépasser !
Le désespoir pousse l’homme qui se bloquait
À faire l’impensable sans raisonner !
Le jeune Bouazizi par le feu s’immoler
Et la révolte du peuple se déclenchait !
Plus rien ne peut l’arrêter
Même la police du monde entier !
La famille milliardaire s’envolait
Dans les airs pour se refugier
Dans un pays étranger !
C’est le même sort qu’a connu
Avant lui le « Chah » déchu !
Les amis d’hier sont devenus
Les ennemis du « sans pays » !
Que c’est dégradant de rester
Sans patrie et partout pourchassé
Et demandé par des mandats d’arrêts !
« Quand on fait un mauvais jugement
On doit s’attendre au pire à tout moment »
Les lois sont faites pour être respectées
Et gare à celui qui essaie de les ignorer !
L’histoire humaine est pleine d’exemples
Pour les dictateurs qui érigent des temples
Et se croient des dieux devant les peuples.
Leur fierté leur fait oublier que les fins
Des collègues qui ont cherché en vain
De se maintenir au pouvoir par la force
Étaient toujours un exile ou une mort atroce !
Comment un homme peut-il devenir un animal
Et prive ses semblables d’un droit vital
Qui n’est autre que de vivre honorablement
Dans son pays et de penser librement !
Cette liberté, un rêve pour les peuples oppressés,
Généralement, par des martyrs, bien payée !
Pourquoi doit-on lutter pour obtenir un droit
Alors qu’il n’y a ni chasseur ni proie !
Nous sommes tous égaux à la naissance
Et nous connaissons tous la même croissance
Pour finir enfin dans des tombeaux enterrés
Et par les vers découpés et rongés !
Qui a pu, avec lui tous ses biens, emporter
Pour l’autre vie à laquelle il a du se préparer
Pendant toute son existence sur terre
Qu’il a consacré à tuer ses frères
Pour les priver de tous leurs droits
Que dieu leur reconnait dans ses lois ?
Qu’est-ce qu’il a pu récolter ?
La colère du peuple qui va le juger
Pour finir, dans une prison, jeté
Après une longue vie dans les palais !
Le 28/01/2011
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