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Poème partagé par Hamid54 – création poétique en ligne
[font=Helvetica][size=small]Un couple de vieux, un beau matin de printemps
Prirent âne, partirent œuvrer en leur champ
Un groupe de désœuvrés suivirent des yeux« La bête est si forte, que ne monte l’un d’eux ! »
Crièrent à la fois comme si ça leur incombe
Le vieux ouït le conseil et à l’idée, succombe
Invita sa vieille, à prendre la monture
Pendant que lui, exerce ses jointuresIls continuèrent leur bonhomme de chemin
Paisiblement le vieux lui tint la main
Voilà qu’un autre groupe encore disponible
Remarques et allusions bondirent très audibles« Regardez moi ça ! L’idiot traînant par derrière !
Et madame prend des airs de cavalière !»De cette boutade, le vieux prit décision
Fit descendre sa vieille et tint positionDans montée pénible, l’animal prit l’allure
La vieille distancée sentit mal aux fémurs
Des oisifs voyant ceci, se virent consternés« S’ils montaient à deux, ne seront-ils pas aisés ?»
Braillèrent-ils ensemble, croyant rendre service
Le vieux fit ainsi, se montrant un peu novice
A deux sur le pauvre âne, mais pourquoi pas !
Il prit sa moitié en croupe et se mit au pasEn descente l’animal commence à sentir
Deux poids sur son dos, ça donnerait à médire
Le vieux nota ; « cette fois, qu’allons nous entendre ? »
Certes, le pire ! Sachant bien à quoi s’attendre
Ainsi dit, on cria tous à l’infamie :« Deux poids sur le pauvre âne, quelle ignominie ! »
Les vieux, ne voulant souffrir la bête, mais nous offrent à retenir
Quoique on fasse, les gens trouveront toujours à redire.
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H.A – 20-04-2011
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