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Poème partagé par septentrion – création poétique en ligne
Goûtons la fraîcheur de ces nuits!
Fuyons la moiteur de l’ennui!
Nos rêves d’exil en terre de feu..Le ciel de lit voilé, drapé en demi-lune,
Caresse un plafond de nuages, grandiose et pénétrant
Peint d’une teinte mouvante, pareille à l’océan
Qui sertit chaque rêve de ses gerbes d’écume…Les baldaquins se mûrent en étranges mâtures,
Pendues aux vieux gréements, les courtines en voilures,
Nous portent déja gonflées par le souffle des dieux…La minuit grise vomit son éclusée de brume,
Jouet du grand veneur, gardien des vannes nocturnes
Sous l’helluise* du peintre, le charme de la plume
Esquisse l’immense plaine, berceau d’une lagune…C’est un bras qui s’étend, qui serpente et qui croît,
Qui ronge les montagnes, qui efface les champs
Ainsi que les clochers, les usines et les toits,
De ce brouillard desquels naissent les océans…[note: helluise* est un mot de vieux français (même racine que le mot anglais « hell » désignant fantôme ou ombre, plutot ds le registre du maléfique…
Ce poeme évoque la transformation d’une chambre et d’un paysage (mer de brouillard en océan, changeant les montagnes en îles), la couche n’étant que la nef du rêve…]
Po?te? Non, simple courant d?air, Des mots qui prendront la poussi?re, Des chateaux de sable, ?ph?m?res, Sans pr?tention, pos?s, offerts...
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