-
Sujet
-
[size=large]A celle qui partit…[/size]
Sous d’obscurs sentiments croulait ton front nacré
Et tes pensées planaient sur de sombres lagunes
Ainsi que les blizzards font voler sur les dunes
Des tempêtes de sable au fond d’un ciel marbré.Sous tes cils palpitaient des lueurs, et malgré
L’impassible douceur que versait la callune
Sur l’automne fleuri, et sur mon infortune,
Ton amour était mort, et ton coeur, émigré.Le vent humide et doux éparpillait mes rides
Sur mon front résigné, et sur ton corps languide
Il laissait un parfum de sauvages moiteurs.Je n’étais plus pour toi qu’un boulet que l’on traîne,
Comme un poids indécent sur un reste de coeur.
Mon âme se fripait comme une tiretaine..Avec mes amitiesAlain
Pour voir mon site : Mes vers a moi
""Les tambours de la solitude eveillent, aux frontieres de l'exil, l'Eternite qui baille sur les sables."""
(Saint John Perse)
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.