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Sujet
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Regardez le soleil qui prend feu à travers les nuages
Le fer qui brûle, le jour qui passe.
J’aime les grands ciels qui bougent, mouillent l’arche des coins perdus ;
L’ombre du voyage.
Mes terres d’eau s’allument. Boivent le papier. Je pars…
Avec la vague frémissante des blés, des coquelicots,
Dans la baie des oiseaux,
Bordée d’arbrisseaux qui charpentent le ruisseau…
Ma mine, tendre et profonde, esquisse un nid.
A l’aval des coteaux
Mon trait infime traverse, creuse les terres,
Et les terres s’évanouissent dans l’estompe des fondus.
Rien de fragile, mais qui finit.
Et sur la toile, il restera l’eau, des chutes d’eau
Les pentes brunes, quelques feuilles laissées au vent.
Il y aura aussi
L’écho sensible des couleurs à l’échelle des nus ; les reflets brisés ;
L’aube, à la première grappe mauve des bleus.
Avec cette bouffée écarlate au fond de la nuit sauvage
Qui luit comme un rayon perdu.
Puis viendront parmi les siennes, un pont suspendu dans le futur,
L’idée pleine d’une démarche pure.
Et qui verrait l’azur, serait pour moi
Plus étendu, que la rase campagne que je parcours.
Je saurai alors, qu’il fallait un pont, pour traverser la plaine.Toi l'ineffable devenir,
Dont je bois les mots de l'autre c?t? des choses.
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