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Sujet
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Ce matin, je t’écris, mais tu ne liras pas
Mes mots mêlés de sang, des larmes du chagrin.
D’un bonheur volatil j’aurais reçu un grain,
Mais ton départ signe le jour de mon trépas.Je savais qu’entre nous, rien ne pouvait se faire.
Mon engagement ne souffrait pas de détour.
J’avais pensé que nous pourrions vivre un amour
En pointillé, mais brillant comme une aube claire.Mon cœur s’est attaché plus qu’il n’avait le droit.
D’un bonheur bleu et doux, mon âme prise au piège
N’a pas vu arriver le drame qui m’assiège:
Bientôt tu seras loin, et le chagrin me broie.Tu étais mon soleil dans ma vie pâle et terne.
Tu étais mon étoile, mon beau firmament.
Tu étais ma tendresse venant doucement
Combler un vide froid en amitiés alterne.En moins de dix rencontres je t’avais donné
Le meilleur de moi-même, et tout plein d’allégresse,
Je voyais l’avenir serein et sans tristesse,
Et quoi que tu aies fait, je t’aurais pardonné.Maintenant, tu t’en vas, et un livre se ferme.
Tu es déjà ailleurs quand nous parlons ensemble.
Tu es déjà parti trouver ce qui ressemble
A un mirage d’or, et le ciel se referme.Je souhaite que tu aimes aussi tendrement
Celui que tu rejoins, comme j’ai pu t’aimer.
Je vais panser les plaies de mon cœur abîmé.
Les étoiles se sont éteintes au firmament.Le 14 avril 2006
Science sans conscience n'est que ruine de l'?me (Rabelais)
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