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Poème partagé par yoledelatole4 – création poétique en ligne
A la gloire de ceux qui ont combattus pour nous
Dans les terres embourbées , dans les vallées délabrées de la Somme
S’agglutinent rats décharnés douilles et squelettiques épouvantails
Les ventres creux , les visages amaigris sont ceux des hommesPourtant qu’elle était belle cette terre au temps de l’été des semailles
Pourtant qu’elle était verte au temps heureux des tables des ripaillesIls étaient charpentiers , ils étaient fermiers , ils étaient menuisiers .
Ils travaillaient les toits , ils travaillaient la terre , ils travaillaient le bois
Sur les terres crevassées, sur les vallons dévastés étaient rasés les hauts bois
Terre fertile où s’envolaient auparavant les fleurs des cerisiersTémoins d’un feu qui consume les âmes, qui délaisse les fois , qui délabre les corps
Petits soldats en bleus envoyés loin de chez eux vers l’abattoirRésignés le sang glacé désignés à voir finir cette inutile histoire
Pantins abandonnés par des hommes avides de fer et de sang dans ce décorum
Les grands de ce monde s’amusaient avec leurs hommesSur l’échiquier des terres brûlées se déplacent quatre cavaliers
La guerre , la maladie, la peste et la famine
Et au milieu les fantassin qui succombent dans les champs fleuris de mine
Les morts ne parlent plus, les morts ne rient plus , les morts sont tombés aux champs d’horreur
Les morts s’observe les yeux vitreux enchaînés dans les barbelés pour des champs d’honneurPourtant qu’elles étaient belles ses terres peintes de soyeux coquelicots
Même les chants des oiseaux sont devenus des chimèresGazées dans des nuages de fumées vénéneuses et amères
Pourtant qu’elle étaient belles ces campagnes où les rires étaient échosPourtant oui pourtant qu’elle était belle cette terre ou l’air était parfumé des senteurs d’abricots
Où se réunissaient les familles d’antan pour finir le repas à l’accordéon sous les jours musicauxQuelque fois on entraperçoit un rayon de soleil entre les nuages grisâtres et menaçants
Un rai d’espoir , l’espoir de rêvasser à nouveau sans
Sans
Sans la mort , la guerre , les cris venus d’un ailleurs qu’on ne situe pas
Sans
Sans une terre imbibée de sang
Et avec sa dame et au printemps retrouver un peu du goût de la vie passée
Lui qui dans le miroir ne voit plus que le reflet d’une âme brisée et l’image d’une gueule casséeLui qui se cache pour avoir combattu pour notre liberté
Lui qui se cache derrière un masque sans pouvoir être accepté
Pour notre liberté🪶 Signature de la plumela nostalgie est un bouquet de fleurs enfoui au fond de votre coeur , qui vous embaume quand remontent les souvenirs du bonheur , yohann
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canaille .
