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Poème partagé par candidao – création poétique en ligne
Le vert de l’herbe est cru autour de la coupole
Du vénérable saint qui se fait oublier
Alors que deux aïeux aimant la faribole
Effacent leurs soucis sous l’antique olivier.Je suis encore enfant mais esthète et m’attarde
Sur le charme profond du naturel tableau
Que survolent gaiement les chants anciens d’un barde…
Et d’un ru bleu d’un ciel qui ne sait qu’être beau.Demain, un peu plus vieux, je ferai mes hommages
Tant à Sidi-Mess’oûd, qu’à l’arbre d’Augustin
Et, surtout ! Retrouver les agrestes ramages
De ces lavandières égayant le matin.Où sont les naïades de la fontaine bleue
Qui vantaient la vigueur des héros tagastins
Foulant la laine vierge et dansant sur la queue
Du monstre dévoreur des glorieux destins ?
-II-
Exorcismes chantants, moins sacrés que profanes
De ces cœurs transparents, faussement résignés
Qui relèguent leurs sorts [comme on jette des fanes]
Dans le dur d’une histoire aux contours ravinés.Odes authentifiant la stature céleste
Des bien nés du réel et des mythes d’antan
Façonnant leur honneur dans le feu de la geste
Henancha dans le rite, Henancha dans le sang !Rituels ethniques nourris du caractère
De ces forêts sombres royaume des lions
De l’Atlas et antres du numide mystère
Qui fit braves des cœurs et des cœurs trublions.Rituels martiaux qui longtemps déprimèrent
Le rocher de Cirta, les beys constantinois
Comme ceux de Tunis et souvent animèrent
Les seins dans les harems des palais algérois.Pri?re ne pas remonter mes anciens textes, merci
Le tagastin: quand on vit d'amour et de vers, il faut assumer ses coliques!
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