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Poème partagé par SEMAPHORE – création poétique en ligne
Seule au milieu de l’océan,
Sur son rocher, elle hurle de détresse,
Tellement est grande sa détresse,
Ses cheveux volant, appelant le néant.En évidence par ce clair de lune,
La brillance des flots onduleux,
Son visage reflétant, si merveilleux,
Elle maudit son père, le Dieu Neptune.Elle aurait tellement aimé être humaine,
Choisir un beau prince charmant,
Suivre le soleil dans son mouvement,
Sans jamais déchaîner cette haine.Elle regarde sa queue séchée par le vent,
Sa chevelure abondante, ébouriffée,
Ses yeux marqués de sanglots étouffés,
Annoncent que pour elle, il est temps…Son cri strident se perd dans la nuit.
La lueur d’une étoile filante
Eclaire au loin une mer affligeante.
Petite sirène disparaît sans un bruit.Elle remonte après un plongeon majestueux.
Perçant le silence, retentit la sirène d’un bateau.
Elle suit son destin, en ondulant à fleur d’eau,
Partant droit devant pour un ultime voeux.Chacun, fera voyager son imaginaire,
Sur le regard du chant de la petite sirène,
Qui rêvait de contrées lointaines,
Dans un but d’échapper à la mer et son père.SEMAPHORE
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on rêvera encore longtemps de sirènes je crois