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Sujet
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L’aurore s’est assouplie
Comme une douce caresse, la nuit s’est endormie
Comme un filet de lumière pratiquement amoindrit
Des lèvres qui blêmissent dans l’ombre et se glacent
Et les yeux exquis de la nuit immobile, à contre-faceL’aurore adoucit dans l’ébène, se berce dans le temps
Quelques empreintes chargées dans un ciel insensible,
Des étoiles inaccessibles touchent les voilures sensibles
D’une aube endormie entre de grands frissonnementsSous le voilage céleste, le chuchotement des humains
Poursuivant l’aurore placide plus loin que leurs doigts
Dans l’ombre du levant, soulevant les plis du déclin
Clopinant lentement aux yeux du temps, a pas d’oieAu ventre dénudé des lèvres somnolentes de ce matin
Le crépuscule disparait sans bruit dans le clair couchant
L’aurore s’endort subtilement, le matin se fait hésitant
Le jour montre son nez, en sanglots dans les champsLe vent de l’eau s’amplifie pour dégager l’obscurité
La fragilité des pleurs surpasse la puissance des cris
L’aurore s’est enfui, insaisissable à travers les taillis
Les ombres orbitent et naissent dans cette fébrilitéSur une peau encore toute chaude, j’abaisse mes yeux
Je me recouvre son enveloppe, je sillonne ainsi ses lieux
L’aurore se dégourdit, le temps d’ouvrir une digression
Le jour désengorge l’estomac pour une grande passion
Lire, c?est rencontrer du monde, au plus profond de soi.
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