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le vieux loup (repost pour les canadiens et amoureux du Canada)

  • Ce sujet contient 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par Avatar photodaniel46, le 19-06-2007 16:08.
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  • #2601586
    Plume de diamant
    ★★★★★★
    Avatar photodaniel46
    Membre Oasis
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      Le loup est maigre est vieux sur son rocher assis.
      Il pointe le museau vers le soleil couchant.
      Ses yeux sont ternes et las, le seigneur vieillissant
      Devient lent, ses pattes et ses muscles sont rassis.

      Il se souvient du temps de sa plus belle vie
      Où il courait, sans se lasser, la plaine immense,
      Conduisant fier sa meute et cherchant l’abondance
      Dans la toundra si pauvre et dure à la survie.

      Ses favorites avaient pour lui adoration
      Et lui savait combler leurs besoins, leurs désirs,
      Et de fiers louveteaux lui donnaient le plaisir
      De prolonger sa vie dans leur génération.

      Il était le plus fin chasseur de tout le Nord,
      Dont l’odorat subtil et jamais en défaut
      Savait trouver la proie terrée près du ruisseau.
      Il était le plus grand, il était le plus fort.

      Combien il a vu de merveilleux paysages,
      La montagne en hiver emmitouflée de neige,
      La forêt au printemps semée de perce-neiges,
      La prairie verdoyante et le torrent sauvage.

      Et il courait toujours, chasseur infatigable,
      Du Nord au Sud et d’Est en Ouest au long des ans,
      Personne comme lui ne protégeait son clan
      Des périls naturels, des hommes haïssables.

      Puis un jour de printemps, quand les amours s’échauffent,
      Il fut chassé par ceux qui lui devaient la vie
      Et il dut accepter, pour gagner sa survie,
      Solitude et ennui, mais il fut philosophe.

      Aujourd’hui il se sent fatigué de la route.
      L’automne va venir avec les froids mordants
      Qui vont ronger sa peau et puis glacer son sang,
      Sans personne pouvant le sortir de son doute.

      Alors calme et serein, le fier conquistador
      S’allonge sur son roc, lève encore les yeux
      Sur le ciel qui flamboie à l’ouest, merveilleux
      Et en très grand monarque pour toujours s’endort.

      Science sans conscience n'est que ruine de l'?me (Rabelais)
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