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Sujet
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Comme la mer immense
Et ses vagues écumantes
Qui roule ses galets
Pendant des décennies
Comme l’oiseau migrateur
Qui quitte l’équateur
Pour retrouver son nid
Dans un autre pays.Moi je promène ma vie
Depuis un demi-siècle
Le temps passe ainsi
Et jamais ne s’arrête.Printemps.
Jadis je fus lilas
Au parfum entêtant
Je portais haut et fier
Mes bractées violettes
Et lorsque vous passiez
C’est en vous envoûtant
Que je voyais briller
Les prunelles de vos yeux Messieurs.Été
Puis vint le bel été
Éclatant de douceur
Et de nuits étoilées
Incitant au bonheur
Alors j’eus des amants
Quoi de plus délicieux
Qu’un corps chaud et dolent
Pénétrant vos entrailles tout en fermant les yeux.Automne
Puis l’automne arriva
Et j’en fus contrariée
On en fait tout un plat
Mais je ne fus pas subjuguée
Ces couleurs sang et or
Ne m’ont point attirée
J’aimais mieux le printemps
Ou même encore l’été.Et oui je promène ma vie
Depuis un demi-siècle
Le temps passe ainsi
Mais jamais ne s’arrête.Hiver
L’hiver voyez vous
Je ne peux le conter
Ce n’est point encore l’heure
Le carillon n’a pas encore sonné
Inutile de vous dire
Que je ne suis pas pressée.

Joëlle le 6/10/10On a tous le sang de la m?me couleur
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