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Poème partagé par Emy-Line – création poétique en ligne
center> [i][b][size=large][color=333333][font=californian fb]Te souviens-tu ? Tu habitais là-bas
L’été, l’hiver… je t’ai vu
Aux tournants de tous les émois
J’y ai rêvé, j’y ai même cruTe souviens-tu, de l’intime dévoilé
De ces chaudes nuits d’été
Comme une douleur que l’on chérit
Désespoir fragile de l’espritTe souviens-tu? Ces trains qui venaient
Les jours anciens de ton corps
Ces trains de nostalgie que j’emplissais
Et cette absence qui me mord!Dis-moi, te souviens-tu? De nos secrets
Des fragments de souvenirs gravés…
Qui peut dire où la mémoire commence?
Si le passé rejoindra un jour, la romanceLe malheur semble être un papier jaunit
Sur lequel sont réécris morceaux de vie
Te souviens-tu? Je n’étais pas encore femme
Mais j’ai grandi à la source de ton âme…Rappelle-toi! Les aurores craintives
Ta nuque où brûlait mon haleine
Ces nocturnes aux allures pensives
Nos étreintes de porcelainesTu sais, rien ne semble avoir effacé
Dans mon cœur cet élan furieux
Cette flamme qui souvent brûlait
Au contact de nos corps amoureuxTe souviens-tu à présent?
Oui, souviens-toi encore…
Nos plus tendres moments
Où l’on s’aimait trop fortRegarde au plus profond de toi
Cette lune traversant les nuages
De ce triste horizon, tu te dégages
Et tu t’épanouis… au fond de moiMon amour, je me souviens si bien
Près de la rivière, l’eau miroitante
Et tes yeux que rien jamais n’éteint
Quand je caresse ta joue accueillanteQue sont-ils devenus, les chagrins?
Les nuits sans aucun lendemain
La cicatrice est si douce à sentir
Avec toi jamais je n’eus à souffrirDans la cendre brûlante j’ai trouvé
Des étincelles ; des feux désirés
Mon être tout entier s’est souvenu…
De ton regard dans le mien, confonduTe souviens-tu?
Ce baiser porté à ta bouche
De nos cœurs mis à nus
De ce bonheur si farouche…Mon Amour, je me rappelle
De ma foi, de mes prières
Celles faisant battre mes ailes
Tu étais l’espoir, ma lumièreJe nous vois encore sourire
A l’orage notre seul témoin
Souviens-toi, il était trop fort notre désir
Souviens-toi, elles se pressaient tes mainsTe rappelles-tu? Tu m’as dit ces mots
Comme un premier serment
Tu m’as dit j’effacerai tous tes maux
Je le ferai doucement…Je me souviens, mes pas sur terre
Je sais que, bien souvent j’ai erré
Parmi toutes ces ombres solitaires
Et mon malheur était d’être née…Souviens-toi, j’étais faite de ruines
En moi, plus rien n’avait de sens…
Et sur ces débris, tes mains d’argiles
Y ont élevé une cathédrale d’espéranceCamille.P
center>[/font][/color][/size][/b][/i] J'ai toujours ?t? passionn? par le mariage de l'ordre et du d?sordre, que ce soit l'un qui produise ou perturbe l'autre, ou l'autre qui produise ou perturbe l'un.Fran?ois Morellet
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