-
Sujet
-

La cellule du poète
Tel un mort, noyé dans l’océan
Un cœur ébranlé, vide de main
Pénétrant doucement dans l’eau
Sombrant dans l’abysse de ses mauxLa noirceur est son habitude
Où sa demeure est incertitude
En ce complaisant dans ce rituel
La noirceur lui est éventuelleIl est très difficile ainsi de vieillir
Dans les clichés et ne pas s’ensevelir
Monter au présent, quitté le noir courant
Remonter en soi, jusqu’à l’herbe naissantNous sommes comme des non-voyants
Ne contemplant pas en ce jour le soleil
Aveugler, ne pas sentir l’empressement
Saisir son cœur d’enfant aux merveillesAux murs de sa cellule, marquée d’ombre
D’une lumière dont les effets sombrent
La plume aux doigts, le poète s’écroule
Dans l’obscurité, ses mots déboulentUn poème sans fin surprit par des larmes
Au tombeau où dorment ainsi les âmes
Entrainant les défunts dans son encrier
Où les larmes vont bientôt trépassées
Lire, c?est rencontrer du monde, au plus profond de soi.
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.
