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Poème partagé par Merdesiles – création poétique en ligne
Je ne compterai pas les heures de soleil
Mais il est là partoutDans le ciel
Dans la mer , dans la terre de Provence
Dans l’accent , dans le charme
Dans les odeurs de la GarrigueJ’ai froissé le thym
faisant crépiter la lavande dans mes doigts
La Provence m’a sauté au visageLe soleil dans mes bras
J’ai été embrassé mille fois
D’un char s’envolaient des oiseauxLa menthe embaumait , le genévrier , la bruyère
Les briseurs d’écume galopaient librement
Dans les vagues mugissantesLes flamands roses posaient
Sur l’eau leurs silences sauvagesEt même le vent s’arrête étonné
Même le troupeau de bêtes s’abreuvent
Sous mes yeuxOn croiraient les entendre parler à la Camargue
Raconter les plantes guérisseuses
Les poissons colorésLa frénésie d’une vague chaude
Qui se meurt dans la calanque l’été
Dessinant les dentelles dans l’âpre rocherJ’ai touché la bouche de mon rêve
J’ai chevauché le cheval ailé
Tombé dans la MéditerranéeLes bateaux dormaient sur leurs reflets
Dans les vagues et la lumière
La Provence m’appelaitJ’étais phare sur la mer
J’abolissais la nuit
Les marins chantaient heureux
Voulant vite s’embarquerLa Provence me donnait les mouvements des vagues
La lumière dans les voiles ressemblait à ceux des toiles
Et sur ma bouche parfumée
Le baiser de l’été
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