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Sujet
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Sur Paris assoupi tombe la chaleur
Accablant les jardins de sa lourde torpeur ,
Les grands marronniers perdent leurs feuilles
Rougies, jaunies comme portant un deuil.Les ardoises, les zincs des toits sont brulants
Une brume vaporeuse doucement s’étend,
Aux fenêtres entrouvertes des draps mouillés
Apportent une suave fraicheur aux étouffés.Les fontaines s’offrent aux passants dévêtus ,
Des enfants rieurs sous les jets d’eau s’amusent,
Claquent sur les flaques leurs pieds joyeux et nus,
L’eau fraiche guérit leurs sueurs profuses.Les terrasses des cafés sont toutes occupées ,
Des garçons bronzés s’approchent des gazelles,
Un musicien de rue commence à chanter
Quelle triste chanson pour leurs pauvres oreilles.Quelle ironie en pleine canicule j’attrape un rhume
A moi la fièvre et les sueurs nocturnes ,
J’attends l’été indien pour septembre
Qui sait jusqu’en novembre.
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