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Poème partagé par BOUCHARBA – création poétique en ligne
Du Créole dans ma tête.
Le Français me permet d’exposer ma pensée;
Je suis fier de pouvoir étaler un vers sensé
À travers cette langue imposée par l’histoire.
La mienne, indigène, a perdu de sa gloire,
C’est mon parler, mon sang, mon élan prudent,
Dont les bardes aujourd’hui gardent le verbe ardent.
J’aurais été peut-être un poète fidèle,
Incarnant ma culture et ma voix maternelle.J’hérite un alphabet d’un accent étranger.
Dans ma tête souvent, je me sens partagé
Entre deux poésies, deux rimes merveilleuses.
Ma plume hésite encore et devient frileuse
De ne pouvoir porter mon esprit, lui, le vrai:
Œuvres oubliées, offrant un peu moins d’intérêt,
Lisant Abou Nouwâs et l’abstrait Baudelaire,
Deux sommets élevés; puis-je vous satisfaire ?
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