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Sujet
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Ô instant éternel du soleil distant,
Qui féconde l’horizon, et fuit chez Hadès,
Je vois s’échapper du fin fond du néant,
Dans un tourbillon, les étranges promesses.Quand scintille, solitaire, l’éclat du point du jour,
Hormis sur les promeneurs égarés, mon amour,
Par delà les toits et les allées engourdies,
Nous courrons ramasser l’Ipomée endormie.A midi, traînassant, dans les gais pâturages,
Nos corps lambinés sous les saules pleureurs,
Vois ! Le ciel n’est pas mort, un ange est de passage,
Mais déjà tu m’échappes, tu rejoins l’Enchanteur.Ô instant éternel du soleil distant,
Qui féconde l’horizon, et fuit chez Hadès,
Je vois s’échapper du fin fond du néant,
Dans un tourbillon les étranges promesses.
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