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Sujet
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Et dans ma nuit encore
Cette bascule des mots
Jusques avant l’ Aurore
Et ma main sur sa peau.
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Ils étaient là debout
Regardant mon sommeil
Endeuillés, prêts à tout
En m’ intimant l’ éveil.
_ « Si vos pensées abjectes
Nous semblent déplacées,
Vos amours inventées
Vos tendresses suspectes
Vos rimes alambiquées
Paraissent vous condamner ».
_ « Je vous prie de vouloir
Ici même, de vous-même
Et ce sans y surseoir
Nommer votre Chimène ».
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J’ étendis donc le bras vers ma douce Dulcinée
Mais le drap était froid et le lit déserté
Celle que j’ étreignais et dont je m’ abreuvais
Aux regards de mes juges jamais n’a existé.
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De me sentir coupable
Je fus donc condamné
Ils me dirent capable
Des pires insanités.
Ils me jetèrent à terre
M’ obligeant à me taire
Bien vite me condamnèrent
A une peine exemplaire.
_ « De toute votre vie
Du moins ce qu’ il en reste
Il vous faudra ici
A jamais demeurer
Sans amour sans ami
Sans rêves et puis sans vie ».
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J’ étendis donc le bras vers ma douce Dulcinée
Mais le drap était froid et le lit déserté
D’ un battement de cœur j’ appelais mon amour
Qui dit qu’ un jugement interdit son retour.
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Depuis dans ce désert
Qu’ on appelle la vie
Je tremble et je me perds
Et reste sans envie.J ‘aimais ses yeux sur moi
Et ce don de son cœur
J’ aimais ses rimes en moi
Et le battant du cœur
J’ aimais ses mots en moi
Et l’ attrait de son cœur
J’ aimais sa vie en moi
Avant de perdre son cœur.
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