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Sujet
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Je ne crains le désert, je ne crains le divorce ,
Non, ma solitude est un atout précieux
Comme un soleil d’été qui brille dans les cieux,
Et pour moi d’être seul est une grande force.Le vide a nettoyé les campagnes l’hiver
Et décembre soufflé le brasier de l’automne,
La Nature enfin nue au promeneur se donne
Et je goûte au bonheur dépeuplé de l’éther.Plus de chants ni de cris pourraient être une absence,
Une privation d’un manque inassouvi
Mais non, la mutité de l’espace asservi
Légitime l’esprit de rompre le silence .Et je pense et je crée, un fort bouillonnement
D’aphorismes, de mots et de rimes émane,
Incandescente lave au volcan de mon crâne
Qui finit sur la neige et poétiquement.Car tous les lieux banals ne sont que poésie
Contemplés ou fixés par des yeux pénétrants,
Des arbres morts, des champs sans fleurs, des vents errants
Possèdent pour l’ascète une autre fantaisie,Comme ces petits monts coiffés par les sapins
Ou les épicéas d’une toque encor verte,
Jouissent d’un aspect de centenaire alerte
Même bien éloignés des rivages alpins.Et l’art de transformer le vide en plénitude,
De lestement franchir l’horizon pour ailleurs,
Est l’aboutissement des feux intérieurs
D’une philosophie et de ma solitude.
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