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Sujet
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Le Québec est beau à l’heure de l’été indien !
L’été est à son déclin
Mais il n’est pas encore un souffle d’hiver qui s’invite.
L’automne a sorti sa palette de rouilles,
C’est comme une brèche
Dans cette fin d’été,
Il suffit d’un matin lumineux de septembre
Pour voir les teintes du boisé,
La balade s’impose,
On emprunte un sentier
Et tout parait figé,
Le silence est permanent, presqu’envahissant,
La foret se dénude petit à petit
Et, seuls nos pas qui font craquer les feuilles
Troublent ce silence .
La pensée se pose ça et là
Entre les épineux et l’ocre pale des feuillus .
Une sensation de fraicheur me surprend
Alors qu’un ‘petit suisse’ se faufile,
Chargé de son butin,
Sur le tronc d’un chêne séculaire.
Les pierres au duvet de mousse
Retiennent la rosée : un vert infini
Qui se répète au long du chemin,
Une odeur d’humus rappelle la saison
Qui ne dévoile pas encore sa tristesse,
L’écorce des bouleaux commence à flotter,
Frissonnant sous les à-coups
D’une brise légère,
D’audacieux oiseaux prolongent leur séjour
Entre les branches
Dans l’attente de la neige
Qui viendra rompre leur présence.
Tout à coup’ la clairière s’assombrit,
Un nuage délinquant s’avance devant le soleil
Et file vers l’infini.
C’est le chuchotement des lumières obliques
C’est l’automne aux multiples facettes,
Qui nous enchante,
Nous inspire et nous attriste en même temps,
Laissant au poète le pouvoir des mots.kimi-ann
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